Tout tourne dans le Rotary – bonne ou mauvaise chose ?

domenica 7 giugno 2026

Cher Rotarien, chère Rotarienne,
Chères Rotaractiennes, chers Rotaractiens,    

Nous connaissons tous le système que Rotary applique depuis ses débuts : tous les rôles majeurs, comme Président de club, Gouverneur, voire Président international, changent chaque année. Seuls quelques rôles clés sont occupés plus longtemps.

Ce système présente plusieurs avantages. Le club bénéficiera d'un nouveau président dynamique chaque année. Dans le meilleur des cas, les décisions du club reposent sur un consensus au sein du comité. Dans un travail exigeant et bénévole, l'engagement est limité dans le temps. Dans les rares cas où une personne ne remplit pas sa fonction, elle sera automatiquement remplacée à la fin de l'année Rotary.

Là où nous devons porter une attention particulière, c'est à la continuité. Si chaque président poursuit sa propre grande idée sans s'inscrire dans une vision à long terme, les membres du club auront beaucoup de mal à suivre et à s'engager. Il en va de même pour les grands projets : ils nécessitent normalement plus d'un an, de la préparation jusqu'à la finalisation. Si les responsables changent en cours de route, les résultats seront au mieux médiocres.

Dans le monde moderne, nous faisons tous face à de nombreuses sollicitations, obligations et possibilités d'occuper notre temps. Si un club Rotary n'a rien d'autre à offrir qu'un déjeuner hebdomadaire et des projets sans cesse renouvelés, je me demande sincèrement qui s'y intéressera. Ce dont nous avons besoin, c'est d'un lien émotionnel avec le club et avec Rotary. Pour cela, j'invite chaque club à réfléchir à son ADN, à sa raison d'être, et à orienter son travail à long terme en conséquence.

En ce qui concerne les grands projets, il serait important de maintenir la même équipe du début jusqu'à la clôture du projet. Au sein du Conseil des Governeurs Suisse-Liechtenstein, nous avons pris la décision de ne pas remplacer les gouverneurs impliqués dans des projets à long terme, même après la fin de leur année de gouvernorat. Je conseille à chaque club Rotary de suivre ce principe, même si le Rotarien faisant partie de l'équipe de projet venait à changer de club. Le bon sens est toujours le bienvenu.

C'était ma dernière lettre de Gouverneur. J'espère que vous avez apprécié travailler avec moi durant cette année de gouvernor. J'ai personnellement savouré chaque réunion, chaque poignée de main, chaque discussion et chaque désaccord que nous avons eus. Je vous remercie de tout cœur pour votre soutien. Je vous souhaite à tous bonne chance dans vos projets et dans vos vies personnelles.

Avec mes amitiés rotariennes,

Jouni K. Heinonen
Gouverneur 2025-2026  

Christoph Blaser transmet la présidence de la Conférence suisse des gouverneurs à Jouni Heinonen. Continuité et engagement.